SUR LES AILES DU SOIR

SUR LES AILES DU SOIR

HOSTILES l'adieu aux armes

WESTERN

SCOTT COOPER

 

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Un des plus beaux films de 2017

Il y a les films que l'on "regarde" puis il y a ceux qui "entrent" dans votre vie.

 

Il m'a suffit de quelques minutes pour que celui-ci fasse partie de mon voyage.

Difficile d’oublier le visage de Christian Bale au sortir de ce somptueux chant funèbre. On y lit toute la douleur et la rudesse de l’ouest sauvage.

 

Ses silences résonnent du chant des frères d’armes tombés au combat.

C’est aussi le regard perdu d’un redoutable homme de guerre devenu obsolète dans un monde basculant en politique. Un être rongé par la colère, hanté par la culpabilité et dont la dernière mission viendra réveiller la part d’humanité.

Acteur et  témoin d'un monde qui change.

Un monde qui oublie ses soldats mais ne se débarrassera probablement jamais de sa violence.

 

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Au-delà des sèches et brutales scènes d’action, Hostiles est un authentique chemin de compassion et de réconciliation. Un film dont la magnifique partition musicale de Max Richter (Shutter Island, The Leftovers)fait vibrer le cœur.

En escortant son ancien ennemi vers sa terre d’origine, le capitaine Joseph Blocker va accomplir un véritable parcours initiatique qui va le délivrer petit à petit de son uniforme et exorciser les fantômes du passé.

Parce qu’au-delà des massacres, souffrances et sacrifices, l’humain et l’amour résistent.  Et quand ce message, simpliste pour les uns, humaniste pour les autres, s’exprime avec l’élégance des grands classiques de Ford et d’Anthony Mann, et qu’il est hanté par la mélancolie de oeuvres crépusculaires d’Eastwood ou Peckinpah alors, forcément, mon cœur de cinévore en sort bouleversé.

C'est un film plein de larmes.

Celles versées sur les tombes d'un pays bâti sur la cupidité et le génocide.

 

 

Parce qu'il est bien là.

Habitant tout le film malgré sa présence silencieuse.

 Le minéral Wes Studi. 

 Impérial en Chef indien malade, aspirant à mourir sur la terre de ses ancêtres.

 

 

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Saluons également la prestation vigoureuse de Rosamund Pike en veuve éplorée, luttant farouchement contre la douleur et la folie après le massacre de sa famille. 

Ce trio magique hisse très haut le parcours de ces êtres blessés qui vont apprendre à vivre et survivre ensemble.

 

De Crazy Heart jusqu’aux Brasiers de la Colère,  le cinéma de Scott Cooper est fondamentalement américain. À l'image de celui du scénariste et réalisateur Taylor Sheridan (Wind River, Comancheria)

Tous deux, assurent la relève et extirpent courageusement le cinoche US de sa montagne de pop-corn et de super-héros pour nous ramener des récits à hauteur de ces humains éprouvés et nourris aux paysages de l'ouest.

Un cinéma généreux qui n’a pas peur de l’émotion. 

Mais un cinéma qui a les pieds sur terre, ne lâche pas son sujet et embrasse toute sa matière.

 

Après deux premières oeuvres attachantes et un gros film de Studio avec Johnny Depp ( le plus qu'honnête Strictly Criminal en 2015) je sentais venir le grand film.

Le voici.

Il l'est sur chaque aspect.

De la photographie, absolument sublime,  jusqu’au moindre élément de décor ou détail de costume.L'authenticité gouverne. Tout ici sert le jeu. Car le cinéma de Cooper c’est d’abord et avant tout un cinéma amoureux fou de ses personnages. Les acteurs principaux trouvent ici des rôles à leur dimension. Tout semble écrit sur mesure et en découle l’admirable limpidité du récit.

Le voyage de cette communauté de survivants vers la terre promise est, pour moi, un petit miracle.

Non seulement il restaure le mythe des hommes de l’ouest en exaltant tout autant le courage que les faiblesses des guerriers mais, en dressant le portrait de survivants dans un monde de criminels, Scott Cooper souligne l’impasse de la violence et signe un grand film humaniste sur la mort, le deuil et le pardon.

Hostiles est un film à l’image de son héros.

Aussi violent qu'humble et généreux.

Un film universel et atemporel.

La définition d'un chef-d'oeuvre.

 

 

 

Francisco,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Embrasser la peine

 

 

 

 

 

 

 

 

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   The Beauty Of

 

 

 

 

 

 

 

Pour moi c'était Steelbook ou rien, of course

 

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HOSTILES

2017

2H15

 

Le Blu-ray :  Que c'est beau ! Un transfert HD impérial. Coloré, puissamment contrasté, du net et précis. Un régal pour les yeux; Les conditions idéales d'une jouissive revoyure à la maison avec, en plus, des bonus nourrissants.

 

Director:

Writers:

(written for the screen by), (manuscript)

 

 

 

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29/12/2018
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