LES HEURES LIBRES

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STAR WARS: LE RÉVEIL DE LA FORCE, douloureuses revoyures

Space opera       SF Mythologique                       
J.J. Abrams

 

***

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Mea culpa.

Ceci est une nouvelle chronique après l'aveuglement d'une première séance entre potes puis, de douloureuses revoyures...

 

 

 

 

 

Parlons visuel.

Le Steelbook est franchement classieux.

Une fois la bête lancée sur la platine, visuellement, soyons clair, c'est une tuerie. Un top démo qui donne l'impression d'avoir vu une première fois le film flou en salle avant de le redécouvrir, clinquant, affuté, rayonnant et ivre de couleurs chatoyantes, tranquillement installé dans son canapé. Que c'est beau ! Un transfert HD cinq étoiles ou la texture ciné (merci pour le tournage sur pelloche) resplendit. Ces rouges ! Ces bleus profonds! 

Le Blu-ray bonus abrite un doc de plus d'une heure sur la genèse et les coulisses de ce nouvel opus. Interviews, visites des archives Star Wars, anecdotes, l'enthousiasme habituel est ici sincère et le travail titanesque accomplit sur la direction artistique nous est partagé et expliqué avec une passion contagieuse. Du cinéma pop-corn (Soyons bien d'accord, on ne fabrique plus ici du mythe) réalisé par des pros du divertissement. Émouvantes séquences ou l'équipe des jeunes et des vétérans se retrouvent ensemble pour une première séance de lecture. Belle apparition de John Williams, maître de musique, toujours à la baguette, plus de 35 ans après. Découverte du Faucon Millenium par le jeune John Boyega. Les adieux d'Harrison a Han Solo. Vous l'aurez compris, ce Steelbook est un trésor abritant, du film au making-of (en HD) une certaine idée du bonheur cinéphilique ET rétinien !

 

 

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Le torrent de nostalgie est donc élégamment libéré sur l'écran. 

Et oui, j'ai toujours ce petit pincement quand Chewie et Han Solo surgissent dans le Faucon Millenium. A 72 ans, le sourire en coin et l'air désabusé du cow-boy de l'espace de papi Ford font encore des ravages. OUI, les derniers plans constituent un sommet de "Geek-épiphanie" (J'avoue qu'à l'époque j'ai quitté la salle entouré de quadras bien entamés, un peu honteux d'avoir laisser monter une petit larme à la fin d'une histoire se passant "il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine") 

Les effets spéciaux? Absolument nickels, surtout ramenés à l'échelle de nos écrans, avec tout ce qu'il faut comme vrais décors, maquettes, costumes et maquillages pour installer un climat et un peu de réalisme aux évènements. A aucun moment nous ne basculons dans une réalité virtuelle. Et ça , je tenais à le souligner. Adieu le long spleen sucré-neuneu-numérique de la Prélogie que je trouve aujourd'hui irregardable.

 

Les immenses décors de vaisseaux échoués, déjà aperçus dans les bandes-annonces symbolisent bien la volonté d'aller chatouiller un peu le mythe sans uriner sur l'héritage du passé. Faire du neuf avec du vieux sur les ailes des techniques d'aujourd'hui. C'est louable.

Et le casting non plus n'est pas à chier.

Les vétérans, of course. À l'heure ou le côté obscur a bouleversé notre quotidien qu'il est bon de voir revenir dans la lumière Harrison, Mark Hamill et Carrie Fisher. Ce sont les héros de notre enfance revenus nous faire un gros calin et nous chuchoter à l'oreille que l'espoir n'est pas mort et que l'on peut encore rêver. Voilà pour la nostalgie, parce qu'aux cotés des "anciens" il y a des perles. J'insisterai sur la trouvaille de cette nouvelle trilogie: Daisy Ridley !

 

 

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À 23 ans, cette jeune et adorable inconnue, aperçue dans quelques séries de seconde zone, explose sur grand écran. Un visage juvénile mais le charisme d'une grande!

Une vraie, une totale révélation. Aussi touchante en jeune orpheline que top crédible dès qu'il s'agit de prendre les commandes d'un vaisseau, faire un peu de mécanique ou corriger du stormtrooper. Son petit nez qui fronce quand un truc la chagrine est un des plus beaux effets du film. L'antithèse des jeunes endives de la prélogie, en somme.

 

À ses cotés, John Boyega n'est pas en reste. Sympa et drôle comme tout, il apporte cette touche de coolitude qui sied particulièrement bien aux grandes épopées galactiques. Car, rappelons-le un Space-opéra sans humour est comme dépouillé de tout son sens (ce qui est essentiel) mais également de toute son énergie (ce qui est nécessaire). Ce jeune acteur, vu dans Attack the block, affiche lui aussi 23 années au compteur et disposait alors de tous les atouts pour bien grandir dans la nouvelle saga qui s'annonçait alors.

 

 

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Alors pourquoi seulement trois étoiles?

Because, et ça m'a sauté à la gueule à la revoyure, cette relecture ne franchit jamais la vitesse de la lumière et ne nourrit jamais son scénario d'enjeux novateurs susceptibles d'impulser un nouvel élan. Non, ce que j'ai pris dans la tronche sans souffrir est une séance de fan-service grand luxe. Super-produite mais aux ambitions narratives frileuses et atrophiées. Et cette tendance qui s'étend à l'ensemble du cinéma de divertissement n'annonce rien de bon pour l'avenir. L'arc du récit est bien celui de l'épisode originel Les années passant et le spectacle dégringolant au fil des nouvelles séances, on peut désormais parler ici d'un remake paresseux d'Un Nouvel Espoir. 

 

L'épopée légendaire repart sur des bases mille fois exploitées. 

L'hommage appuyé aux origines du mythe n'exprime que le vide sidéral du scénario. OUI, on ne trouve ici que des choses prévisibles, un rôle totalement survolé pour l'excellent Oscar Isaac, un nouveau Vador clairement falot et un grand chef des méchants très Seigneur des Anneaux, MAIS tout ça était passé la première fois sans me filer la nausée grâce à une réalisation et une fluidité de montage bien lustrées et un sens du tempo plutôt efficace.  La nostalgie  et la sensiblerie dans laquelle j'ai sombré à l'époque de ma première chronique ont fait la farce. Aujourd'hui, sept ans après le premier jet enthousiaste de cette chronique, je me demande où vont ces deux heures et quart de film...

 

Soyons clair, même à l'époque de la sortie, je n'attendais pas le chef-d'oeuvre ultime mais une chaleureuse résurrection. Et je dois reconnaître désormais, le temps seul marquant la valeur des oeuvres, qu'elle n'a pas eut lieu. Il faut revoir L'Empire Contre-Attaque pour mesurer ce qu'est une épopée. Oui, ce Réveil de la Force est visuellement engageant et le spectacle n'est pas chiant ni dépourvu de charme. Mais j'aurais aimé, à chaque nouvelle vision, pouvoir m'exclamer, comme Harrison Ford : We're Home !

 

 

  

Francisco, 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

PS : Les deux opus suivants ont logiquement viré au grand n'importe quoi. Un gâchis monumental, stupide et mercantile, totalement incohérent, supprimant ou ridiculisant ses icônes et ruinant définitivement le mythe. Un naufrage juste un poil divertissant sur lequel je ne souhaite pas m'étendre histoire de profiter de la vie. Le pire étant que, puisqu'il s'agit de Star Wars, j'ai quand même acheté ces deux suivants en Blu-ray Steelbook. Quitte à être taré, autant l'être complètement...

 

 

 

 

Héritage

 

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Chroniques    Star Wars 

 

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Dispo sur   Disney +  

 

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2015

2H15

 

 

LE BLU-RAY : Le Blu-ray est dispo et le Steelbook est franchement classieux. Une fois la bête lancée sur la platine, visuellement, soyons clair, c'est une tuerie. Un top démo qui donne l'impression d'avoir vu une première fois le film flou en salle avant de le redécouvrir, clinquant, affuté, rayonnant et ivre de couleurs chatoyantes, tranquillement installé dans son canapé. Le Blu-ray bonus abrite un doc de plus d'une heure sur la genèse et les coulisses de ce nouvel opus. Interviews, visites des archives Star Wars, anecdotes, l'enthousiasme habituel est ici sincère et le travail titanesque accomplit sur la direction artistique nous est partagé et expliqué avec une passion contagieuse. Du grand cinéma réalisé par des pros du divertissement. Émouvantes séquences ou l'équipe des jeunes et des vétérans se retrouvent ensemble pour une première séance de lecture. Belle apparition de John Williams, maître de musique, toujours à la baguette, plus de 35 ans après. Découverte du Faucon Millenium par le jeune John Boyega. Les adieux d'Harrison à Han Solo. Vous l'aurez compris, ce Steelbook est un trésor abritant, du film au making-of (en HD) une certaine idée du bonheur cinéphilique ET rétinien !

 

Director:

 
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23/04/2016
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