LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO & Co

LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO & Co

LIVE BY NIGHT, Little Godfather

GANGSTA-OPÉRA / VOD

BEN AFFLECK

 

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Là, vraiment, j'aurais adoré crier au chef d'oeuvre.

Mais voilà, ce n'est pas toujours possible. Même avec la meilleure volonté du monde. Même en commençant par féliciter Ben Affleck pour sa belle et noble ambition : Ressusciter la catégorie "fresque" de la grande épopée du gangstérisme. Cet âge d'or de la prohibition (cinématographiquement parlant) où l'on débridait grave de la sulfateuse, en costume et dans de somptueux décor avant de s'enfuir dans de sublimes voitures.

 

Je le sentais bien venir celui-là.

Après The Town, (brillamment chroniqué par l'illustre Spinaltap) grand polar clanique façon Heat puis Argo, trip ciné ultra-seventies brillamment torché, Ben était fin prêt pour nous faire son Parrain. L'affiche du film ne laisse aucun doute sur l'hommage. Costume clair et posture Pacinesque de sir Affleck.

Sur la forme il serait cruel de ne pas saluer l'admirable direction artistique de l'ensemble. Dolby Vision, master 4K. Tout est beau. De la photographie absolument divine, du ténor de l'image Robert Richardson (On lui doit les fulgurances de Platoon, Tueurs nés, The Doors, Casino, Kill Bill, Shutter Island et bien d'autres) jusqu'au moindre élément de décor. Là-dessus, rien à redire.

Visionné en HD L'orgasme rétinien du Blu-rayphile aura bien lieu.

 

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Si on se détend bien on passe un agréable moment.

Si on a le coeur accroché aux classiques c''est vite sur le fond que ça pêche.

Des plus grandes gangsta-épopées Affleck a conservé le folklore mais sans la sueur ni la chair ni ce parfum de ténèbres qui en font des opéras funêbres. Il n'a pas assez musclé ses seconds rôles (détail essentiel dans une fresque) ni les moments charnière du récit.

Lisse, comme le visage impassible de son héros, Live by Night ne prend jamais feu. C'est sympa à regarder du début à la fin avec quelques beaux moments (une vigoureuse poursuite en bagnole et la présence incandescente de Zoé Saldana), mais l'envol ne dure jamais longtemps. L'envahissante voix-off lourdement redondante et la formation ici et là de quelques pâtés scénaristiques et lourdeurs d'écriture laissent planer un sentiment omniprésent de maladroite déférence envers le genre.

Ben, je kiffe tes trois premiers films. Je salue ici l'effort mais je dois avouer que le clin d'oeil au Scarface de De Palma lors du règlement de compte final a un peu de mal à tenir la route. Il manque toute la  folie furieuse de l'original dans cette efficace mais sage chorégraphie. Ici et là, les références au cinéma de Mann et Coppola abondent. Trop de déclarations d'amour et d'hommages entravent la formation d'une substantifique moëlle qui aurait transformé cet élégant musée en Godfather du Sud, bien pimenté et arrosé de rhum. À l'arrivée on se retrouve à picoler un schweppes agrum'. On peu trouver cela rafraichissant mais il est impossible d'être enivré.

Ben ouais, c'est un peu la problème. Live by Night est trop bien élevé.

C'est super sympa d'envoyer de jolies cartes postales mais, chez nous, aux Chroniques, on aurait préféré en prendre plein la gueule et que ce soit un peu crado...

On se refait pas.

Merci quand même pour la balade.

 

 

 

 

Francisco,

 

 

 

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 À fond la forme!

 

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Dispo en Blu-ray ( et en Steelbook chez nos voisins allemands courant juin)

 

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LIVE BY NIGHT

2016

2H10

L'image : visionné en VOD l'excellence du cadre et le faste visuel laisse augurer d'un Blu-ray nirvanesque. Côté photographie on fait ici dans le balèze de chez top.

Director:

Writers:

(screenplay), (based on the novel by)

 

 

 

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28/05/2017
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