SUR LES AILES DU SOIR

SUR LES AILES DU SOIR

DOSSIER TERMINATOR GENISYS (& DARK FATE) l'impardonnable faillite

SF                               Blu-ray à vendre

ALAN TAYLOR

 

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- I'll be back !

- What ?!!

 

L'argent ne fait pas le bonheur.

Cet adage destiné à consoler des millions de pauvres de part le monde trouve enfin sa pleine légitimité dans l'univers du 7ème art.

Dépenser 155 millions de dollars pour déposer une chose pareille devant nos yeux est le seul effet spécial réellement spectaculaire du film. Et pourtant, les quelques habitués du blog savent comme je suis bon public sur ce genre de spectacle. Je ne m'attends jamais à un remake du Septième Sceau quand je me pointe devant un Terminator. Mais là je viens de subir, 2 heures durant, un sinistre et improbable voyage temporel au rythme d'un déambulateur avançant à coups de pétards mouillés, de punchlines bien moisies et régulièrement stoppé par  de lourds dialogues explicatifs garés comme des semi-remorques en plein milieu d'une pâle ébauche de scénario.

 

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Quelques endives sans charisme s'agitent sur l'écran. Schwarzy est au bout du rouleau et la mimi Emilia Clarke semble totalement à coté de ses pompes. Et la chose se déroule ainsi, lentement,  laborieusement, platement photographiée et piteusement réalisée. Le tout arrosé d'effets numériques d'un autre âge. Durant les quinze premières minutes, on s'amuse à relever tous les clins d'oeil au film original puis très vite on passe du clin d'oeil au grand sommeil. Du grand sommeil à la consternation avant de terminer le visionnage dans un état d'hébétude prononcé. 

 

Terminator Genysis est pour moi le monstre le plus dégénéré jamais sorti des usines à remakes et reboots. Une tentative de clonage bien foireuse.

À coté, le Terminator Renaissance de McG fait figure de monument du 7ème Art et le 3 ressemblerait presque à un film...

Oh et puis merde, j'arrête cette chronique.

Ras le bol.

Je n'y prend aucun plaisir et ça ne me fait pas rire du tout.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quatre ans plus tard, rebelote.

Terminator Dark Fate, allait prolonger le supplice.

Scénario piteux et troué de partout.

Pourquoi je parle de scénario, d'ailleurs?
Disons une interminable et désespérément prévisible course-poursuite qui semble durer trois heures. Une nouvelle fois d'indigestes tunnels lourdement explicatifs viennent plomber un triste spectacle dégoulinant d'effets CGI auxquels on ne croit pas deux secondes (le premier"débarquement" des  méchants robots est franchement risible)

Aucune matière dans l'image, aucun souffle dans le récit, aucun caractère dans les personnages, pas la moindre flamme créative.

 

Dark Fate est rapidement suffocant de crétinerie.

Une sensation entretenue par cette constante absence de réalisme et de crédibilité dans les effets et situations et le tout bradé à la sauvette par des personnages n'étant plus que de sinistres caricatures. 

La nouvelle "Sainte-Marie à protéger" perd son père puis son frère et se promène avec juste une petite moue contrariée tout le reste du métrage.

La moue le spectateur se l'imprime également parce que l'humour ici est quasi-inexistant. Cela n'a rien de surprenant. Pour avoir une once d'humour il faut une once d'esprit.

Ici rien d'autre ne vibre sinon ce grand vide bruyant qui incite à la sieste.

 

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Au milieu de cette soupe indigeste tous les acteurs sont à la dérive.

Sans exception.

Même une série basique est mieux jouée.

Une torture qui prouve combien Tim Miller est un piètre directeur d'acteurs lorsqu'il est privé de cabotins.

Le méchant Terminator, lui, est totalement transparent, bien moins flippant qu'un joggeur en nage nous frôlant en pleine période de Covid.

En que dire du come-back tant attendu de Linda Hamilton qui se révèle au final on va dire "poussif" ou pour employer un doux euphémisme "maladroit".

 

Voilà donc le retour de la mythique et vénérée Sarah Connor jouant les badass sans nuances ( les dialogues affligeants ne lui offrant rien à manger) et l'inévitable, l'impensable, le révoltant alors se produit : Cette merveilleuse actrice sombre rapidement dans le pathétique. 

 Et ça, m'sieur Miller, c'est impardonnable!

 Sa prestation est le dernier clou de cet énorme cercueil qui roule vers nulle part peuplé de personnages binaires avant de retrouver un Schwarzie zombifié, prostré, en bermuda dans son chalet d'américain moyen. Lui, je l'épargne malgré tout puisque son personnage est le seul, au détour d'une scène ou deux, à prendre un peu de distance avec l'imbécilité crasse de l'ensemble.

Et puis, j'en Whatsappait ce matin avec mon pote monteur et cinéphile Mariano, un vrai film de gars devrait être garanti sans CGI. L'action c'est de la sueur, du muscle, des prothèses, des maquettes, des vraies flammes et un max de tôle froissée. Il est raisonnable de penser que l'actuel "lissage numérique des effets" contribue à l'émasculation du genre. C'est, en tout cas, un débat à mettre aujourd'hui sur la table compte tenu de ce qui nous tombe actuellement sous les yeux.

 

Ainsi s'impose le bilan Dark Fate.

Une nouvelle insulte à une franchise qui n'aura jamais su rebondir après deux premiers opus d'une efficacité terrassante.

J'espère de tout coeur que le massacre va s'arrêter là.

 

 

 

Francisco,

 

 

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Allez, madame Connor, faut rentrer maintenant...

 

 

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Terminator Genisys

2015

2h05

 

LE BLU-RAY : La platitude est également de mise sur le plan visuel. Même immaculé, le master ne peut réveiller une photographie sans éclat et une mise en scène sans profondeur. L'ennui rétinien est omniprésent.

 

Concernant Dark Fate, j'ai arrêté les frais. Je me suis contenté d'une "raisonnable" VOD HD. Même en top-démo, quand ça ne sent pas bon, ça ne sent vraiment pas bon. Petit rappel sanitaire : il est interdit de chier sur une étagère de collectionneur.

Director:

 
 

 

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06/04/2020
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