LES HEURES LIBRES

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LA PLANÈTE DES SINGES : SUPRÉMATIE Ave César!

Fantastique  Post-apo
Matt Reeves

 

 

 

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Autant vous prévenir. Je vais spoiler un peu.

 

Woody Harrelson dans les pas d'un colonel Kurtz d'opérette…  Une référence à Apocalypse Now qui n’est évidemment pas anodine. C’est un des nombreux clins d’œil adressé par Matt Reeves, réalisateur et co-scénariste, à tous les amoureux du grand cinoche américain. L'ouverture guerrière fait ainsi le grand écart entre Platoon et Les Sentiers de la Gloire. La suite ira chatouiller le film original avec Charlton Heston avant de se tourner vers un hommage à  La Grande Évasion. Ce troisième volet de l’impressionnante trilogie consacrée aux origines de la Planètes des Singes nous promène ainsi du film de guerre au western en passant par le film de prison jusqu’aux grandes épopées de l’Heroic-Fantasy.

 

 

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Épique et solidement écrit, le  parcours quasi christique du roi César se nourrit comme jamais à l’ADN de l’écran le plus large. Celui du grand cinéma populaire de notre enfance. Nous garderons ainsi longtemps en mémoire ces plans absolument somptueux (merci le Blu-ray) de forêts profondes et vastes étendues montagneuses jusqu'aux chevauchées le long d’immenses plages baignées d’une lumière crépusculaire. Matt Reeves a su offrir au dernier chapitre de sa trilogie des accents poétique admirables. Une exigence à saluer compte tenu de l’absolue crétinerie braillarde et pyrotechnique du paysage SF actuel. Visuellement, l'oeuvre est splendide. Les effets, totalement renversants, ne font plus le propos mais sont bien ici à son service. C'est la fin d'une trilogie d'une cohérence admirable qui se glisse sans hante dans les pas des premiers films. Même si aucun plan de ces nobles reboots ne viendront détrôner ou égaler en puissance celui, ultra iconique, de la Statue de la Liberté a demi-ensablée qui clôturait le cultisme opus original de 1968.

 

Ce qui justifie cette relecture d'une série de films qui ont enchanté notre jeunesse c'est la stupéfiante avancée technologique. C'est absolument grandiose. La qualité des effets touchent ici à la perfection. Chaque plan sur le regard de César saisit et bouleverse. L'intensité de sa présence interroge sans cesse notre propre humanité. Face à cette figure simiesque charismatique, le colonel lui, en s’employant par tous les moyens à sauver le genre humain, s’avilit au contraire au rang de dictateur sanguinaire et fantoche. Postures ridicules, lunettes de soleil et agonie pathétique, nous assistons bien là à la fin de notre humanité. L’homme se fait bête, soulignant le propos de toute la saga. César incarne alors  le nouveau Moise conduisant les siens vers la Terre Promise. « L’armée des hommes ensevelie sous l’avalanche » évoque alors celle du pharaon noyé sous les flots de la Mer Rouge. Final magistral d’un somptueux requiem. 

La nature reprend ses droits.

 

Plus qu’un film de genre. Plus qu'un trip SF. Plus qu'une anticipation post-apo. Bien plus qu’un reboot (je sais que ça va paraitre un peu pompeux de l'exprimer ainsi, surtout en guise de conclusion) j'affirme que : La Planète des Singes Suprématie  est une digne oeuvre miroir de notre faillite humaniste et écologique. Un conte universel embrassant pleinement les enjeux du roman matriciel de Pierre Boulle et délivrant un final biblique  ranimant le souffle des péplums d’antan.

Carrément.

 

 

Francisco,

 

 

 

 


 

 

 

 

Make it real

 

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Dispo sur   Disney +  

 

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2017

2H20

 

Le Blu-ray :   Définition au scalpel, contrastes puissants et couleurs profondes. Un must!

Director:

 

 

 
 

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11/12/2017
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