FRANCISCOLAND cinoche, amour, orages et épopées

FRANCISCOLAND    cinoche, amour, orages et épopées

LORD JIM, un poil triste

BON VIEUX CLASSIQUE           

RICHARD BROOKS

 

53488.jpg

 

 

 

Somptueux coffret !

Merci WildSide de respecter à ce point les cinéphiles que nous sommes. Grâce à des éditeurs comme vous, nos étagères ne sont pas "que" de sinistres rangées de boitiers en plastique bleu. 

J'ai eu le plaisir de redécouvrir Lord Jim dans une copie propre et soigneusement étalonnée au niveau des couleurs, même si celles-ci manquent d'éclat. Pour la sensation HD vous n'assisterez pas au miracle de Lawrence d'Arabie. Le piqué est loin d'être aussi pointu. Mais j'imagine que le budget alloué à la restauration de Lord Jim n'a pas bénéficié des mêmes moyens. N'oublions pas qu'il figure parmi les bides les plus retentissants de la Columbia. Aussi il est nécessaire de saluer cet effort plus que louable de restaurer une oeuvre qui a plombé les finances de grands studios et dont l'accouchement se fit dans la douleur pour le réalisateur Richard Brooks, le tournage au Cambodge virant rapidement à la foire d'empoigne.

 

lord-jim-1965-02-g.jpg

 

L'image est douce (un résultat parfois trop proche d'un excellent dvd) mais la précision est souvent au rendez-vous. Pour tout possesseur d'un écran de grande taille ou vidéo-proj le rachat est incontournable. Petit problème de stabilité ici et là (rien de bien méchant) mais voici la meilleure copie disponible à ce jour. Il faut rappeler que les conditions de tournage ont été particulièrement rock'n roll pour l'ensemble de l'équipe. Le chef op de Lawrence, Freddie Young, était pourtant aux commandes mais l'absence de "lustre" dans l'image reste inhérente au matériau d'origine. Malgré cette "relative" déception difficile de bouder son plaisir. Édition définitive ou non, Lord Jim reste ce grand film, sombre, errant mais puissant, peuplé de personnages pathétiques et torturés. Un de ces bons "grands films malade' véritablement habité par l'esprit de Conrad. Film d'aventure déceptif. Une sorte d'Apocalypse Now intimiste. Quète éperdue d'un impossible rachat. Et dans le regard de Peter O'Toole, à l'époque sévèrement critiqué pour son jeu "décalé", passe aujourd'hui toute la tristesse du monde....

Un film à l'image de son héros. Une grande âme, des faiblesses mais au final une légende. Lord Jim suit le trajet habituel de ces oeuvres condamnées à leur époque par leur irréductible modernité et savourant une gloire fantomatique à l'ombre des cinémathèques.

C'est un poil triste, mais c'est comme ça.

 

 

 

 Francisco,

 

 

 


 

 

 

 

 

 test-lord-jim.jpg

 

 

 

 

Entretien carrière

 

 


 

 

 

 

 

96118_front.jpg

 

 

 

 

LORD JIM

1965

2H35

 

Le Blu-ray   copie propre et soigneusement étalonnée au niveau des couleurs. Pour la sensation HD. vous n'assisterez pas au miracle de Lawrence d'Arabie. Le piqué est loin d'être aussi pointu.

Director:

 

Writers:

  (novel),  (written for the screen by)
 

 

 

 


Lord-Jim.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Envie de partager vos impressions sur ce  film?

Envoyez un texte ou quelques mots.  Ils viendront compléter la chronique !



13/07/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi