Les Chroniques Ciné de Francisco

Les Chroniques Ciné de Francisco

THE GENTLEMEN, Ritchie riche

POLAR

GUY RITCHIE

 

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Encore une petite pépite rattrapée dans un bac à promo.

Une de ces sorties 2020 gentiment balayée par la pandémie.

The Gentlemen, habité par un casting de dingue, est un exercice de style virtuose et totalement jouissif. Une déclaration d'amour au polar et au cinoche brillamment dialoguée, s'amusant avec les codes du genre et déroulant un joli bouquet de récits gigognes s'emboitant les uns dans les autres avec une précision d'horloger. Les vingt première minutes nécessitent un minimum d'attention mais ensuite le plaisir gouverne !

 

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C'est donc le retour du Guy Ritchie version grand millésime.

Après la bouillie en CGI d'Aladdin et un Roi Arthur irregardable je le pensais perdu pour le cinoche. Erreur ! le revoici. J'ai eu autant de plaisir à découvrir ce polar qu'à savourer Snatch ou Arnaques Crimes et Botanique. Sur fond de cession d'un empire de la drogue  tenu par un Matthew McConaughey en très grande forme (ça fait plaisir au milieu de son récent passage à vide) gravite une galerie de personnages superbement défendus et dynamitant une mise en scène vibrante à la photographie étincelante et au montage atomique. Le Blu-ray, déjà bradé, nous sert le tout sur du velours.

 

Trop souvent catalogué "Tarantino du pauvre" le réalisateur d'un efficace et divertissant diptyque consacré à Sherlock Holmes est aussi un fabuleux directeur d'acteur et créateur de tronches inoubliables. Tout le monde ici s'en donne à coeur joie. Hugh Grant en maître-chanteur, narrateur et "réalisateur" du récit se régale à contre-emploi. Lunettes fumées, fringué façon années 70, il casse avec bonheur son élégance british. On retrouve aussi un savoureux Colin Farrell et une sublime Michelle Dockerie (Downtown Abbey) particulièrement convaincante en maîtresse femme.

 

Le reste suit et envoie du trois étoiles. Le soin apporté aux costumes comme aux décors témoigne d'un sens du détail particulièrement aiguisé. Avec une BO bien affutée, convoquant dans un large éventail, Roxy Music, Johnny Rivers, David Rawlings, Bugzy Malone, RZA, The Jam et j'en oublie, le groove de l'ensemble nous fait danser jusqu'au final distribuant les coups de théâtre comme à la fête foraine.

Le plaisir est complet 

Un morceau de cinoche franchement vivifiant.

 

 

 

Francisco,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2019

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05/09/2021
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