FRANCISCOLAND cinoche, amour, rires, orages et épopées

FRANCISCOLAND    cinoche, amour, rires, orages et épopées

THE FLORIDA PROJECT aux pieds de Disneyworld

DRAME

SEAN BAKER

 

 

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Quelques mots sur ce petit bijou de ciné indé.

Le quotidien d'une bande de mômes vivant dans les décombres du rêve américain. Un motel aux couleurs fluos de la banlieue de Disneyworld. Les seules couleurs dans un monde de jeunes mamans survivant de débrouilles et de petits jobs.

 

Parmi ces enfants, nous suivons Moonee, une petite puce de six ans au bagou hallucinant (prodigieuse Brooklynn Prince!). Grande gueule et jurant comme une charretière, elle occupe ses journées en multipliant les conneries. Sa mère, Junkie en roue libre, payant chaque semaine le loyer d'une chambre misérable de la plus sordide des manière, est incapable d'assumer une once d'autorité sur son enfant-copine. Un tel scénar pourrait accoucher d'une oeuvre bien plombante. Il n'en est rien.

Grâce à la magie de la mise en scène. Cadre et lumières s'appuyant sur les couleurs vives du motel. Le réal de Tangerine, Sean Baker, a le génie de créer tout une féérie de la misère autour des décors kitsch de ces faubourgs du pays de Mickey.

 

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Pour entretenir "les couleurs" de ce Disneyland du pauvre, veille l''homme à tout faire du motel. Un personnage discret mais magnifique dont l'humanité est royalement défendu par un épatant Willem Dafoe tout en humilité. A ses côtés, tout une galerie de personnages croqués dans toute leur vérité.

 

Et j'ai suivi, ainsi, cette chronique de ces journées d'errances avec un vrai bonheur cinéphilique parce que la petite môme est incroyable et que le fond bouleverse en permanence. On sourit, on se marre et on se retrouve avec la petite boule dans la gorge. Le drame affleure mais ne coule jamais partout. Dommage alors que le final, d'abord déchirant, bascule aux derniers plans dans une "fuite symbolique" un poil facile. Dommage, parce qu'1h50 durant on s'est vu offrir le meilleur du cinéma indé. Branché sur le réel, celles d'une Amérique aux plaies béantes mais toujours sublimé par ses personnages. Des tranches de vie aux couleur naïves où la fiction laisse régulièrement la place à un vibrante sensation documentaire. Celles de séquences volées ou tournées sur le vif, en caméra cachée.

 

The Florida Project est une oeuvre à découvrir.

S'y expose une nouvelle forme de cinéma-vérité, un néo-réalisme à l'américaine suffisamment rare et précieux pour mériter toute votre attention.

 

 

Francisco,

 

 

 

 

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THE FLORIDA PROJECT

2017

1H50

LE BLU-RAYIrradiant.

Director:

 Sean Baker

 

 

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27/12/2018
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