FRANCISCOLAND cinoche, amour, orages et épopées

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SUZIE ET LES BAKER BOYS, ne passez pas à côté

FEEL GOOD MOVIE

STEVE KLOVES

 

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Ce soir là, je me balade, tranquille, sur une chaine VOD et brusquement, paf, je me retrouve devant une radieuse pâtisserie que j'aurais dû vous chroniquer depuis des lustres. Because, c'est un must absolu du feel-good movie : Suzie et les Baker boys !

 

La nonchalance classieuse de Jeff Bridges et la bonhommie de son frangin Beau. Tous deux, réunis pour la première fois à l'écran, dans les rôles délicieux de deux frangins pianistes d'ambiance...

 

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Et de l'ambiance ce film n'en manque pas.

Crépuscules mélancoliques, boulevard arrosés de néons, Bars à thème ringards et à moitié déserts et partitions musicales en duo, déroulées avec une élégance un peu lasse et pimentés de quelques blagues éculées. Voilà, on est bien dedans. Les frangins tiennent le coup mais ne font plus recette. C'est la fin des années 80 et les temps changent. (À ce moment là, le film vous a déjà attrapé le spleen et vous l'a gentiment arrosé de Jazz, vous savez déjà que vous allez adorer)  La suite c'est romance et embrouilles familiales mais façon Funny Valentine et More Than you Know.

Au terme d'une épuisante et désolante séance d'auditions toutes plus calamiteuses les unes que les autres, se pointe Susie, une ex escort-girl, elle aussi un peu paumée, mais sachant pousser la chansonnette avec ce petit plus qui fait du bien partout. Ici c'est même un vrai plus. On peut carrément se détendre et évoquer un shoot de charme. Limite overdose.

Ok, Susie est cash, un poil vulgaire, mais Susie est divine.

Et ce petit film qui nous faisait déjà pas mal planer nous fait alors décoller.

Je précise tout de suite que, pour rendre crédible cette irruption miraculeuse, le scénariste et réalisateur Steve Kloves a eu la merveilleuse idée de filer le rôle à Michelle Pfeiffer. Après avoir approché Debra Winger, Madonna, Jodie Foster, Brooke Shields et Jennifer Jason Lee.  Du beau monde, certes, mais Michelle balaye allègrement la concurrence (Soyons, bien d'accord avant de continuer : que ceux qui ne la trouve pas à tomber quittent ce blog immédiatement)

Ici, elle chante toutes ses chansons sans doublure, rayonne, irradie et fout le feu à tous les plans.

Cette voluptueuse actrice épousant la sublime décontraction du grand Jeff, on est pas loin ici du tandem Bogart/Bacall. Le charme et rien que le charme.

Le tout, servi sans frime.

 

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Forcément avec Susie, sa voix d'or et ses jambes interminables, les frangins Baker, voient très vite leur côte remonter. Et l'ambiance devient rapidement plus luxueuse. Grands hôtels et balcon au clair de lune. Vous voyez venir le truc?

Ce qui doit arriver arrive.

L'amour et le désir se pointent.

Parce que Michelle débarquant dans la petite vie des frangins, forcément on se doute que l'organisation va être un peu bousculée. Mais je ne vous en dit pas plus.

J'ajouterai seulement que la complicité à l'écran des frères Bridges muscle admirablement le propos. Tous deux, pas mal musiciens, trouvent leur place au piano sans avoir à se la jouer Actor Studio. Immédiatement irrésistibles, chacun dans leur créneau.

De toute façon, ici, les acteurs et les chansons ressemblent au bonheur.

Mais, attention,  le vrai bonheur.

Celui avec des emmerdes, des erreurs et des coups de blues dedans.

La vie, quand on ne passe pas à côté.

 

La réal est propre (tout le monde est bien dans le cadre) mais c'est la sublime photographie années 80 du grand et regretté Michael Balhaus ( Les Affranchis, La Couleur de l'Argent) qui emballe le tout. Chaude, enveloppante. On pourrait y rester des heures sans que ça refroidisse.

C'est ça le cinéma.

Ça fait du bien et c'est un peu magique.

 

 

 

 

Francisco,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dispo en Blu-ray/dvd (autour de 15 euros)

 

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SUZIE ET LES BAKER BOYS

1989

1H50

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Writer:

 
 
 
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12/09/2017
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