FRANCISCOLAND le grand cinoche des jours qui passent

FRANCISCOLAND le grand cinoche des jours qui passent

SOLO pourquoi tant de haine?

SF / SPACE OPERA

RON HOWARD

 

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Et voilà, je replonge.

Faut que j'arrête définitivement d'arrêter.

Surtout que je ne fais pas mon retour aux chroniques pour un chef-d'oeuvre. Non, je reviens juste pour défendre un truc sympa. Mais je reviens aussi et surtout pour le plaisir de gueuler tout seul dans mon coin : Aux chiottes la branche intégriste et dogmatique des fans de Star Wars !

 

L'histoire, c'est que j'ai bien failli passer à côté d'une chouette soirée cinoche.

Je passe sur les sois-disant blogs ciné et youtubeurs bien biberonnés au pétards fluos Marveliens (certes d'une efficacité redoutable, hyper funs mais, sur certains titres, plus proches d'une attraction de fête foraine que d'un morceau de ciné) Tous se sont allègrement passé les nerfs sur cette tendre et nostalgique déclaration d'amour à la franchise.

Défoncer Solo c'était confort et tendance. Sauf que la victime est fragile, gentille et innocente. Bref on est là dans l'injustice pure et dure. 

 

Soyons bien d'accord, je ne vais pas prétendre ici que l'on tient là le meilleur épisode de la saga. Par contre je soutiens que j'échangerais sans problème la grotesque prélogie gavée de CGI bien baveux, totalement indigestes et aujourd'hui  irregardables, pour ce sympathique western intergalactique bourré de charme avec tout plein de vrais figurants et de décors en dur.

Voilà, j'ai retrouvé dans certaines scènes de Solo le côté bricolo et réaliste du premier opus délivré en salles par Georges Lucas il y a maintenant 40 ans.

Un côté ferraille et carton qui m'a bien plu.

Je ne demandais rien de plus.

 

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OK.

Dans la lignée des Spin-off, Solo n'a pas la prestance visuelle de Rogue One.

Ron Howard a fait mieux, et de loin, en terme de mise en scène, mais la production a été houleuse et ce bon vieil artisan d'art, parachuté en catastrophe sur le projet, a fait ce qu'il a pu, dans des délais intenables, pour maintenir à flot cette énorme production.

70 % du film à retourner.

De quoi expliquer un faramineux dépassement de budget qui atteint 270 millions de dollars. Une somme que l'on peine, j'en conviens, à retrouver sur l'écran. Mais, encore une fois, Ron n'y est pour rien. Compte tenu des conditions, il a même accomplit là un exploit.

Si j'oublie l'ouverture du film, totalement hasardeuse et terme de découpage et de cadrage, le reste a filé doux pour moi.

Au final, il se dégage de Solo une vraie fraicheur qui fleure bon le cinoche SF des années 80. Un esprit série B qui devait à l'origine, habiter l'esprit des Spin-off. Je salue de nouveau cet hommage appuyé au western qui constitue l'ADN du personnage de Solo. Il est ici glorifié par une royale séquence d'attaque de train. C'est la plus impressionnante scène d'action du film et une des plus belles de la saga. A Great Train Robbery qui débride bien notre écran.

 

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Avec Kasdan Père & fils au scénario, les fondamentaux sont respectés. Nous tenons bien dans ce parcours initiatique, certes éprouvé, les fondements du récit picaresque, chaudron des héros, avec rencontres successives qui fondent le parcours et la personnalité du Solo de demain.

On parle quand même d'un mec qui va se transformer en Harrison Ford. Et là, c'est le moment d'adresser un coup de chapeau à la prestation du jeune Alden Ehrenreich, découvert par Coppola dans Tetro, qui a eu l'immense courage d'accepter de jouer Harrison Ford. Un défi proprement injouable qu'il accomplit ici humblement et avec le sourire. C'était la bonne attitude. Nous ramener un sosie plus jeune aurait été une aberration. Sans prétention ni chercher à ressembler à l'inatteignable modèle Alden insuffle une belle dose de charme à son rôle. Pour le reste, on trouve autour de lui une belle floppée de personnages et d'acteurs ravis de se retrouver là. L'adorable Emilia Clarke, la bonne gueule de Woody Harrelson, Une Thandie Newton badass à souhait, la présence conséquente et bien velue de Chewie et un irrésistible Lando défendu avec une classe princière par Donald Glover. Une joyeuse bande.

Côté bad-guy si j'ai applaudi  au caméo final bien cornu (non, j'ai pas spoilé) j'ai moins flippé devant un Paul Bettany un peu trop dandy pour  faire peur. Mais c'est un méchant en accord avec la candeur générale de l'entreprise. Ça ne m'a pas dérangé plus que ça.

 

Tout ça pour dire que :

Même imparfait, un poil trop long et un peu à court de solides punchlines, Solo reste pour moi fidèle à l'esprit "Space opera".

De l'élan, du kitsch et une délicieuse vision rétro et naive du voyage dans l'espace où l'on peut enfin croiser de titanesques poulpes croisant au large des trous noirs.

C'est tout l'esprit Star-Wars. Le charme avant les effets.

Aucune raison, donc, de se déchaîner.

 

Aussi, si vous êtes détendu et que vous ne prenez pas trop au sérieux tout ce qui s'est passé il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine,  alors il est fort probable que vous passiez un bon moment avec Solo.

 

 

 

Francisco,

 

 

 

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SOLO : A STAR WARS STORY

2018

2H15

LE BLU-RAY :  C'est vrai que la photographie est un poil trop sombre pour enjoyer à fond la patine délicieusement rétro des décors mais au moins tout cela ressemble plus à un vrai film qu'à une grosse meringue tout en CGI. Globalement le Blu-ray fait très bien le job. Les séquences montagneuses, l'attaque du train et les dunes de sables du dernier chapitre ont fières allures.

Director:

Ron Howard

 

 

 

 

 

 

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07/10/2018
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