LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO

LES CHRONIQUES CINÉ DE FRANCISCO

SMOKE, les choses les plus précieuses....

FEEL-GOOD POEM

WAYNE WANG & PAUL AUSTER

 

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Brooklyn.

Un coin de rue.

Un  débit de tabac.

L'appartement d'un écrivain.

Un garage délabré de bord de route...

Pas besoin de plus. Cela suffit comme décor pour que s'envolent ces histoires de rencontres et de vies qui doucement se transforment, se réparent ou poursuivent simplement leur course en de doux volutes bleutés.

 

Vingt deux ans après sa sortie, la nostalgie aidant, la magie opère plus que jamais.

Je me suis revu ce petit bijou pas plus tard qu'hier soir. Moment de joie tranquille que j'ai inspiré goulument. Comme une profonde bouffée de cigarette.

 

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 "Les choses les plus précieuses sont plus légères que l'air."

 

Voilà. Tout est déjà écrit sur l'affiche.

Et puis, les personnages qui gravitent autour du Brooklyn Cigar Company ressuscitent une heure cinquante durant, cette époque bénie où fumer n'était pas une maladie mais un de ces plaisirs minuscules volé au labeur. Un film où, Paul, l'écrivain tendre et dépressif, vous apprend comment peser la fumée. Un film où, Auggie Wren, le propriétaire des lieux, vous invite à ralentir et savoir regarder.

 

Smoke est le film d'un écrivain amoureux des gens et des histoires qui les façonnent. De ces histoires qui se croisent, se mêlent, et dont la danse ne cessent de charmer. Ces histoires qui nous font tenir debout et nous aide à vivre ou survivre. Celles que l'on vit, celles que l'on se raconte, celles qui sont vraies et celles que l'on s'invente. Le bonheur, pour un acteur.

 

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Tous, du mélancolique William Hurt à un Harvey Keitel plus chaleureux que jamais en passant par la truculente Stockard Shanning, l'immense Forest Whitaker et l'épatant Harold Perrineau, se régalent des merveilleux dialogues de l'écrivain-scénariste Paul Auster. Des mots simples, justes et tendres filant droit au coeur.

Sur cette partition, chacun a droit à son petit moment de gloire. Y compris la toute jeune Ashley Judd qui, en une seule scène, nous cogne au plus rude de l'existence. Parce que Smoke n'est pas qu'un feel-good poem.

Et, comme pour mieux souligner l'admirable travail de direction d'acteur, la réalisation, simple et frontale, de Wayne Wang a la suprême élégance de se faire oublier.

 

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Sympa, drôle, chaleureux, poignant et s'achevant sur un magnifique conte de noël délicieusement profante mais à l'humanisme confinant au sacré, Smoke fait partie de ces films que l'on garde en poche toute sa vie. En fait, je me rends compte aujourd'hui que c'est un peu plus qu'un film.

Smoke est un vieux pote avec qui passer du bon temps.

En s'en grillant une... avec le sourire.

 

 

If you're gonna die, what's more important, a good book or a good smoke?  So, he smoked his book.

 

 

 

 

 

Francisco,

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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SMOKE

1995

1H50

LE BLU-RAY:  Belle texture cinoche. Pas d'esbroufe mais un niveau de détail plus qu'honorable. La sobriété reste de mise mais c'est ça qu'est beau.

Directors:

, (uncredited)

Writer:

 

 

 

 

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19/05/2017
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