FRANCISCOLAND le grand cinoche des jours qui passent

FRANCISCOLAND le grand cinoche des jours qui passent

LE CRI DU CHAMEAU Saison 2 épisode 10

ON A TOUS EN NOUS QUELQUE CHOSE

(ou pourquoi, lorsque tout le monde se barre, il faut bien continuer)

 

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Monter malade sur scène c'est rock.

Déplacer les foules pendant 60 ans c'est rock

Suer et brûler c'est rock

Aimer c'est rock.

Prendre soin de sa famille et de ses amis c'est rock

 

Je me suis réveillé ce matin et j'ai vu que les étendards de la folle énergie et de la générosité étaient en berne.

J'ai levé les yeux

La constellation du rock brillait beaucoup plus fort.

Putain, je me suis dit

Ça y est

Il est monté

 

T'as jamais oublié de vivre.

Il a juste fallu que tu partages ton coeur en millions de morceaux

Il faut être un géant façonné au pays des légendes pour faire ça et rester vivant

 

Parce que derrière l'icône on trouvait un bon mec

des millions de Johnny pleurent ce matin.

L'idole, le pote, le papa, le frangin, le patron s'en est allé.

Je n'étais pas un fan

Mais j'ai toujours su que j'habitais au pays de Johnny.

 

Chapeau bas, l'artiste

Tu va pouvoir souffler un peu.

À nous, à présent, de prendre soin de la légende.

 

 

 

 

 

 

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Au bord du monde, Hugo poursuivait l'ombre bleue.

 

Après de longs mois d'attente, elle s'était enfin présentée à lui

Elle avait surgit une nuit où le spectre de la lune creusait un abîme sans fond dans le gouffre du bout du monde.

L'envoutante créature avait lentement déployé ses ailes, la pâle lumière de l'astre caressant leurs fines membranes. Satin sombre de la peau ondoyant sous la brise glaçée des heures les plus sombres.

Suis-moi, avait chuchoté la belle ange gardien avant de se redresser comme une flamme et de s'élancer vers la haute et bruissante forêt de bambous

Hugo abandonnant là armes, cuirasse et monture, se glissa dans sa course.

Il sut qu'il partait pour ne plus revenir. Et cette sensation le libéra soudain de tout le poids de ces années de service auprès du Roi-Souffleur et des innombrables âmes en peine dont il avait eu, jadis,  la garde.

Il se dirigeait à présent vers le seul esprit qui faisait que ce monde tenait bon.

Celui qui, enfant, avait tout façonné dans les eaux profondes de son imaginaire. Celui qui, au fil des années et souvent sans le savoir, avait laissé croitre cet ailleurs où panser les blessures.

Avant d'être celui du Roi-Souffleur le monde d'Hugo avait d'abord appartenu à celui que l'on appelait le vieil enfant perdu.

L'enfant qui avait dessiné tant de royaumes à explorer et lui avait offert un roi pour le laisser libre et guerrier.

Comme tout univers, il s'était étendu loin de son créateur.

Plus grand monde n'avait besoin de chevaliers.

Et voilà que depuis quelque temps, une rumeur balayait le paysage.

Le Vieil Enfant Perdu cherchait à retrouver le chemin.

 

Éprouve sa peine avec moi, dis-lui que tu es là 

murmura l'ombre bleue.

Hugo la rejoignit au sommet de la colline.

La forêt ondulait à leurs pieds.

Le regard d'Hugo se porta alors vers la grande nuit et l'horizon disparu.

je suis là, mon vieux. Je ne te lâcherai pas...

La voix du chevalier était profonde et ses mots filèrent droit vers la toute fin de ce monde.

Il lui sembla que ces quelques mots de réconfort avait atteint l'autre côté du paysage.

C'était un sentiment immense.

L'ombre Bleue se glissa derrière Hugo.

Es-tu prêt ?

Le chevalier acquiesça.

Les bras fins de l'Ombre Bleue l'enveloppèrent.

L'étrange sensation, alors,  l'éprouva.

C'est le firmament tout entier qui montait vers lui.

Couple magnifique s'effaçant vers là où tout s'écrit.

 

 

 

 

 

 

 

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 - Bon, je vous file un Xanax pour ce soir et je vous arrête jusqu'au week-end. Vous ne pouvez pas retourner au boulot dans votre état. Personne n'est invincible, vous savez.

- Ouais, en plus quand je suis comme ça je n'arrive pas vraiment à pleurer. J'ai plutôt envie de casser un truc ou de cogner sur un gros con.

Ce grand type en blouse relève alors les yeux avec un sourire extra.

- Je suis exactement comme vous, mais faut pas le répéter parce que je suis médecin.

Quoi que ce type drôle et sympa pense de la fragilité des êtres, je réalise alors, une fois de plus, que partout, les services des Urgences sont habités par un tas de de Superman et de Wonder-Woman.

Absolument tous surmenés, épuisés, mais encore bienveillants.

Pas de bol, nous ne sommes plus dans un pays capable de prendre soin de son personnel médical.

 

Maintenant que j'y repense

l'infirmière aussi avait un gentil sourire.

Je devais avoir l'air vraiment secoué parce qu'elle m'a parlé comme ça:

- Installez-vous ici, monsieur. Ne vous inquiétez pas, le médecin va arriver. Regardez, Je laisse la porte un petit peu entrouverte, d'accord?

Ou alors, c'est que j'ai l'air vraiment vieux.

Ou complétement immature.

Sans doute, un peu des deux.

 

J'ai pris le cachet mais je l'ai gardé pour plus tard.

Craignant que ça me foute la tronche dans le sac et que je ne parvienne plus à conduire jusqu'à la maison.

Il faisait déjà nuit.

J'ai donc marché jusqu'à la voiture avec mon arrêt de travail à la main.

Je ne suis pas un fervent adepte de ce genre de solution mais comme je le disais dans un autre épisode "Quand on peut plus, on peut plus"

Et là, j'avoue avoir perdu la totalité de mes supers-pouvoirs.

 

 

On est un peu surfeur quand on est triste.

 On se prend la vague et puis on glisse.

 Quand on essaye d'aller contre, on boit la tasse.

 Ce n'est pas vraiment un combat.

 Faut être sympa avec la tristesse et accepter de faire un bout de chemin avec.

 Mais ne pas s'en soucier.

 Elle vous quittera, parfois, mais saura toujours vous retrouver.

 Ne l'épousez surtout pas

mais ne lui hurlez pas dessus non plus.

 

Moi, c'est ce que j'ai fait

Et je ne me suis pas senti bien du tout après.

 

Je lancé ma playlist et je roule.

Triste mais paisible

Dans ma bonne vieille ville toute en lumière.

 

Ces jours-ci, je recommence momentanément à fumer.

le temps d'en griller une me donne l'impression de discuter avec toi, mon Fred.

Tu dois te sentir sacrément libéré à présent.

 

 

 

 

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Depuis quelque mois, Val, mon lévrier fait des cauchemars.

Ça lui arrive pile une demi-heure après que je me sois couché.

Je l'entends bondir, tourner en rond comme un malade dans le salon et gratter son coussin comme un dingue.

Et ça me réveille dans mon premier sommeil.

Donc, il fait des cauchemars et se fait, en plus, engueuler par son maître.

Une parfaite vie de chien, en somme.

 

Scott, son frangin, le petit Jack-Russell s'en fout royalement. Il ne bouge pas une oreille.

Précisons qu'il a eu une enfance dorée par rapport à son ainé.

Ça le rend forcément un peu égoïste voir même teigneux dès que les choses ne se passent pas comme il aurait souhaité. C'est un top modèle de petit chien gâté.

Et ce petit prétentieux est parfaitement conscient que Puce est raide dingue de lui.

Il n'a donc aucun souci à se faire.

You know What?

He's happy.

 

J'avoue avoir été un peu jaloux.

Puis je me suis attaché à sa bouille de petit malin.

Des heures de balade à le regarder disparaitre dans les herbes hautes et faire caca partout, forcément, ça créé des liens.

 

Val, lui, reste un bon vieux chien traumatisé.

Les mauvais traitements qu'il a subis durant les première années de sa vie l'ont rendu un peu con

mais il reste incroyablement attachant.

Et puis Il est tellement beau quand il s'élance.

Comme une flèche et avec noblesse.

Mais voilà, très vite  il se remet à marcher la tête basse en pignant doucement.

Je n'ai pas réussi à le délivrer de ses angoisses.

Je sais qu'il faut que j'apprenne à lui parler un peu plus.

Comme je ne suis pas du genre bavard c'est vrai qu'il ne peut pas trop se confier non plus.

Je ne communique correctement qu'en écrivant

et j'ai la flemme de lui apprendre

Je dirais que c'est surtout "le petit saucisson" qui lui fait un bien fou.

 

Je pense que le petit Scott y est pour quelque chose:

Quand j'ai adopté mon lévrier,  on m'avait dit qu'après ce qu'il avait enduré, il ne vivrait pas au-delà de huit ou neuf ans. Il va en avoir bientôt dix et navigue toujours d'une déjection à l'autre avec entrain et la queue en l'air.

 

On peut toujours remettre de la vie.

En rajouter un peu.

Un chien c'est fait pour ça.

Même tout petit.

 

 

 

 

 

 

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                                           11ème et dernier épisode de la saison 2.

 

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05/12/2017
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