LE MUSÉE DES MERVEILLES la cité des enfants perdus - Les Chroniques ciné de Francisco. Carnets de route d'un passionné sur les terres du Cinoche! et un r

FRANCISCOLAND amour, cinoche, orages et poésie

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LE MUSÉE DES MERVEILLES la cité des enfants perdus

POÈME

TODD HAYNES

 

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Faire une place au Musée des Merveilles dans sa collection de films est une évidence.

On y célèbre l'amour de l'art et le pouvoir consolateur des objets porteurs d'âme et de mémoire.

Parcours initiatiques de deux enfants perdus à deux époques marquantes de l'histoire de New-York, les florissantes années 20 et les sauvages seventies, cette nouvelle perle d'esthétisme du réalisateur de Carol, et Velvet Goldmine, Todd Haynes, s'inscrit comme une nouvelle prière dans sa filmographie vibrante de nostalgie.

L'hommage et les connexions au passé imprègnent de nouveau ce conte de résilience dédié aux enfants perdus.

 

La nostalgie est bien un avertissement.

Cette ode au pouvoir magique des livres et des objets m'est apparu comme un signal d'alarme à l'heure où le temps de l'enfance se disperse aujourd'hui dans de froides et infinies errances numériques.  Cette histoire d'enfants orphelins et délaissés, frappé de surdité, est bien un miroir tendu aux parents d'aujourd'hui. Ne les laissons pas perdre pas le goût des choses, ni leur mémoire. Le Musée n'est plus ici cet endroit poussiéreux qui ennuient les maniaques de la console, mais il redevient au coeur de cette étrange rêverie ce  sanctuaire magique et protégé où le savoir et  l'imaginaire prennent leur envol. 

Le musée des Merveilles est un refuge, un abris où tout reconstruire.

Une invitation permanente à la découverte et la curiosité.

Illusion et parfums d'éternité.

 

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Pour exprimer tout cela, Todd Haynes nous invite visuellement en féérie.

Cadre, photographie, mise en scène, musique, décors, costumes, ce "cabinet de curiosités" regorge de références, signes et détails stimulant l'imaginaire. Ce n'est ni viscéral ni bouleversant mais tout ici est somptueux, délicat, tendre et délicieusement mystérieux jusqu'au final en diorama, retournant d'une manière virtuose au plus humble et artisanal ancêtre du cinéma.

 

Adaptation qui transcende le roman de Brian Selznick (Hugo Cabret), merveille de construction, véritable leçon de montage (les deux époques, noir et blanc et couleur, se mêlent avec une fluidité admirable) Le Musée des Merveilles, comme toute oeuvre d'art, est un film hors du temps, libéré des modes, et s'écoulant avec écho.

Y résonne comme le chant délicat d'une petite boite à musique.

Ce son minuscule raccordant le passé au présent.

Discrète signature du deuil des années d'innocence.

 

J'ai pu regarder ce film avec des yeux d'enfant.

Merci à Todd Haynes, pour cette rare et miraculeuse sensation.

Voici un film qui prend soin du cinéma.

 

 

 

 Francisco,

 

 

 

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Maîtres du temps


 

 

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LE MUSÉE DES MERVEILLES     (Wonderstruck)

2017

1h55

LE BLU-RAY :  Transfert respectueux des textures et matières de ce noir et blanc au grain délicat ainsi qu'aux séquences en couleurs à la photographie seventies. Sur la forme (comme sur le fond) tout respire ici l'amour de l'art. Un savoureux voyage oculaire

Director:

Todd Haynes

Writers:

Brian Selznick (screenplay by), Brian Selznick (based on the book by)

 

 

 

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27/08/2018
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