FRANCISCOLAND

FRANCISCOLAND

JASON BOURNE, Cours,Jason, cours !!!

ACTION

PAUL GREENGRASS

 

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Jason est revenu.

Ok.

Et pourquoi?

Hé bien je dois vous avouer qu'au terme de deux heures d'interminables et déprimantes courses poursuites on ne sait plus vraiment ... Les suivis satellites et les envois d'équipe de flingueurs de la CIA se suivent et se ressemblent, pilotées par un Tommy Lee Jones quasi statufié. Ça sent rapidement la misère et le scénar embourbé. Une sale odeur de reviens-y-pas.

Certes

l'adorable Alicia Vikander(Ex Machina) tape hyper bien sur ses claviers d'ordinateurs mais elle n'a pas une seule ligne de dialogue intéressante à se mettre sous la dent et sa bascule dans le camp de Bourne se déroule d'une manière aussi prévisible qu'un second tour d'élection présidentielle en France.

Tout ici est vu, revu, re-revu, bref totalement éculé.

Dans cette entétante odeur de chaussettes, les clichés du film de traque s'empilent jusqu'à former un réel embouteillage. On se prend de l'ennui et de la lassitude et du sentiment "d'à quoi bon" à la pelle. Et c'est pas bon. Ça fait un peu mal au ventre.

Les scènes d'action. Parlons-en.

Elles sont, je vous le donne en mille, en caméra secouée !!!!

Soyons bien d'accord, amis tâcherons, les scènes d'action en caméra secouées c'est fini, ok !!!!

Plus ringard, y' a pas.

C'est déjà d'un autre temps comme procédé et ça ne masque en rien l'absence d'imagination et de virtuosité. C'est crado et paresseux. La chorégraphie des combats sont d'une hallucinante approximation compte-tenu de ce que la saga nous avait offert précédemment. L'aspect brouillon de la poursuite à moto dans une Rome en proie aux casseurs est à peine compensée par une vaine surenchère de tôle écrabouillée dans un final improbable à Las Vegas.

À terme, l'affrontement entre Damon et Cassel offre même un climax totalement décevant.

Jason Bourne m'a laissé le sentiment d'un retour bâclé et tourné sans la moindre fièvre.

Un vrai chemin de croix.

 

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Le gars Jason, le regard hanté, enchaînant les combats clandestins au début du film était une bien belle image d'ouverture. Pourquoi l'avoir précédé d'un maladroit résumé des épisodes précédents saturé d'effets visuels totalement indigestes? D'emblée le message s'inscrit: "bienvenue dans un film ou l'on va soigneusement tout gâcher ce que vous aimez dans Bourne."

 

Ce nouveau et, j'espère, ultime volet n'a tout simplement pas de regard.

Paul Greengrass qui avait enflammé les deux précédents opus offre une resucée laborieuse, sans panache des seconds et troisième volets. Secouer ainsi sa caméra et offrir un montage épileptique est vraiment l'ultime faute de goût quand on a si peu à dire. Tout cela se situe désormais à des années lumières du récit nerveux et aux personnages soignés du premier chapitre signé par Doug Liman il y a bientôt quinze ans.

Le truc un poil désolant pour moi est que le gars Jason a perdu ici son aura et son mystère.

La mort, en somme, pour un personnage qui ne puisait sa force que dans l'énigme...

 

 

 

 Francisco,

 

 

 

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JASON BOURNE

2016

2H

L'image VOD :  Une expérience HD décevante.  Si vous êtes fan, passez directement au Blu-ray. Sur un flux VOD les (laborieuses) scènes d'action en caméra secouée patinent largement dans la semoule côté précision. Il faut attendre les plans extérieurs jours larges et stables pour mesurer pleinement la richesse des détails. 

Director:

 

 

 

 

 

 

 

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12/12/2016
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