LES HEURES LIBRES

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FAT CITY, back in Huston

Drame   Film de boxe spleenant    Classique 70's                                
John Huston

 

 

 

 

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Stockton, Californie. 

Une ville ou les pelleteuses rasent à chaque coin de rue les vestiges du passé. Chronique de la lose ordinaire.  Parcours plombés d'avance mais racontés avec tendresse.

 

Fat City. Un des plus beaux films sur la boxe aujourd'hui sorti de l'oubli et soigneusement restauré. Une oeuvre rude et mélancolique à coté de laquelle même le premier Rocky ressemble à un spot publicitaire tonitruant. Stacy Keach dans le rôle de Tully,  ex-pro, cassé, esseulé mais prét à reprendre les gants, m'a fait penser à Patrick Dewaere. Quant à Jeff bridges, 22 ans à l"époque du tournage,  il affiche déjà une belle décontraction en graine de champion. Autour d'eux une galerie d''acteurs amateurs mais tous vrais boxeurs. Ce casting "sur le vif" confère à l'ensemble le charme et ce parfum d'authenticité nécessaire pour emballer proprement cette balade des sans-espoirs.

 

 

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Tourné en décor naturels, Fat City, 42 ans après, offre "l'instantané" d'une ville dont il ne reste plus aujourd'hui que le club de boxe qui servit de lieu de tournage. Réalisé par un géant du cinéma lui-même ancien boxeur,  C'est un de mes favoris de Huston (après Gens de Dublin, Au dessous du Volcan et Reflets dans un oeil d'or) par la justesse de chaque scène et l'impériale sobriété de sa mise en scène.

 

Portés par des acteurs fabuleux, ces  oubliés du rêve américain s'imposent dans toute leur humanité. Les années 70, de L'Épouvantail à Taxi Driver en passant par Macadam Cow-boy, Un Après-Midi de Chien et bien d'autres encore, ont délivré une magnifique galerie de "losers magnifiques". Fat City trouve sa place au milieu de ces oeuvres majeures. Chaque ligne de dialogue est un régal et la direction d'acteur vous emmène au Valhalla de l'interprétation. Magnifiques personnage, prêts à en prendre plein la figure pour rêver de gloire et échapper un moment à  la misère et l'ennui dans une ville sans avenir. 

Un univers d'hommes fatigués, brisés mais tenus par une profonde loyauté les uns envers les autres. Seules présences féminines, une fille n'aspirant qu'à se marier le plus rapidement possible et une alcoolique à la dérive magnifiquement interprétée par Susan Tyrrell. Spleen, crasse, picole,chambres minables,  bars, salles enfumées et combats de boxeurs usés composent cette  balade déchirante qui s'achève d'une manière simple et... sublime.

 

Les éditions WildSide nous gâtent avec cette perle du cinéma Américain des glorieuses seventies. Pour remonter avec grâce sur le ring, voici un Blu-Ray affichant une belle patine argentique. Film a micro-buget-équipe légère le célèbre directeur photo Conrad Hall ( Les sentiers de la perdition, Luke la main froide, Marathon Man) n'a travaillé qu'en lumière naturelle. L'image est donc conforme aux conditions de tournage. Douce, aux teintes délicates, sans piqué et faiblement contrastée mais stable et parfaitement nettoyée.  Sensation HD discrète mais confortable à l'oeil...  Un disque à l'image du film.  Sans frime ni cliquant mais à l' âme profonde.  Pas de bonus mais dans ce somptueux coffret un bouquin de Samuel Blumenfeld truffé de photos magnifiques et d'anecdotes  passionnantes

Achat incontournable pour les amoureux du seul vrai cinéma-vérité.

 

 

 

 Francisco,

 

 

 

 

                                                                                                                

 

 

 

 

 

 

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1972

 

1H40

 

 

LE BLU-RAY :     Belle patine argentique. Image douce, aux teintes délicates, sans piqué et faiblement contrastée mais stable et parfaitement nettoyée. Sensation HD discrète mais confortable à l'oeil...  Un disque à l'image du film.  Sans frime ni clinquant mais à l' âme profonde.

 

Director:

 

Writers:

  (screenplay), (novel)

Stars:

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15/01/2016
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