Les Heures Libres

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WARRIOR, droit au coeur

Film de boxe trippant    Drame                           
Gavin O'Connor

 

 

 

 

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Puissant, brutal et bouleversant.

Neuf combats, "chorégraphiés" à la perfection ponctuent ce film.

Un crescendo boosté avant tout par la richesse de ses personnages. Tous brillamment filmés et interprétés. Au bord du ring, Gavin O'Connor. Le cinéaste a glissé dans ce scénario une belle tranche d'autobiographie. Et ça se sent dès les premières minutes. Voilà du cinoche comme j'aime. Généreux et totalement "engagé" sur le fond et la forme. Un drame authentique et profondément humain. Warrior n'est pas forcément le film sur l'univers de la lutte le plus virtuose mais il reste le plus cher à mon coeur,  ex-aequo avec Million Dollar Baby et Raging Bull devant même Rocky, de l'Ombre à la lumière ou, plus récemment, The Wrestler.

Deux frères sur le ring du Sparta. Tommy et Brendan. incarné puissamment par Tom Hardy et Joel Edgerton. Et toute la brutalité du Mixed Martial Arts (Arts martiaux mélangés : Boxe, Jiu Jitsu, Full Contact etc...) Se joue ici bien plus qu'un simple défi sportif.

Un seul lien réuni désormais ses personnages : le tournoi. 5 millions de dollars ! Paddy, l'ancien entraineur, va préparer son plus jeune fils, Tommy, véritable bloc de rage,  au grand combat à venir. C'est un accord sportif mais plus aucune complicité ne les lient l'un à l'autre. Puis il y a Brendan. Le grand frère. Celui qui, marié très jeune, à tant manqué à Tommy. Il a, lui aussi, rompu les amarres avec son enfance.  Ancien lutteur devenu enseignant, cet homme protecteur et aimant est aujourd'hui sous le coup d'une saisie de ses biens. Ruiné, il ne peut compter que sur sa participation au tournoi pour espérer s'en sortir. Entre ses trois personnages le contact est rompu. Seuls les coups et la lutte vont, de nouveau, les rassembler.

 

Avant de parvenir à cet affrontement, parmi les plus beaux de l'histoire du cinéma et je pèse mes mots, vous aurez donc fait connaissance avec la famille Conlon. Tommy, qui a fuit le corps des Marines retrouve son père. Le face à face est rude entre le jeune homme animé par la colère et le vieil homme, alcoolique repenti au lourd passé.  Quelques mots échangés et les blessures saignent à nouveau. Tommy s'est retrouvé seul avec sa mère, échappant à ce père autrefois ivrogne et violent. En quelques phrases délivrées du bout des lèvres, il évoque l'agonie de cette femme, malade et abandonnée. Le poids et les fantômes du passé ressurgissent. Réveillant toutes les failles du jeune homme et comme autant de coups de poignard dans le coeur du vieil homme. La rage du combattant se nourrit souvent à ce terreau. Le bonheur de ces deux heures vingt de cinoche, particulièrement addictives, s'explique facilement. Tout ce qui ici aurait pu virer au pathos bourratif vous arrache le coeur grâce à un scénario sans gras, une mise en scène   bien ajustée, la présence magnétique des acteurs et la sincérité de leur jeu.

 

 

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Tom Hardy impose ici puissance et charisme. 

Un jeune acteur qui m'évoque le Brando des jeunes années. Ce coté immédiatement attachant du "petit garçon enfermé dans le corps d'un colosse" Douceur et tristesse derrière ce regard buté et une montagne de muscles. Il est ici une star en devenir. Depuis, ce fauve s'est hissé au sommet. The Dark knight Rises, Mad Max, The Revenant,  ce caméléon va conquérir en moins de cinq ans les plus grands studios pour devenir une figure incontournable du nouvel hollywood. Un parcours de champion.

Face à lui, un vieux briscard à qui on ne la fait plus, mister Nick Nolte. Trésor national américain. Visage épuisé et voix à creuser la roche, il attendaient depuis longtemps d'incarner un tel personnage. Paddy Conlon. Immédiatement crédible et bouleversant, forcément. Chaque face à face avec Tom Hardy prend au tripes et nous laisse les yeux bien hydratés. Joel Edgerton dessine avec autant de talent le personnage du frère aîné avec ce mélange de "tendresse brute" et d'intensité  qu'on lui connait.

Sur un tel canevas on pouvait, j'insiste, craindre le pire et le miracle se produit à chaque seconde. Chaque plan frappe fort. Chaque séquence cogne juste et droit au coeur. Et à la fin, je chiale comme un môme. Warrior est un des films que j'apprécie davantage à chaque nouvelle séance. Tout est dans son titre. Un Beau, simple  et rude moment de cinéma. Du genre qui vous en fout plein la gueule sans oublier de vous remettre debout. On a envie de dire merci.

 

 

 

Francisco,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guerriers

 

 

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Alchimie 

 

 

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Gavin 

 

 

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2011

2H20

LE BLU-RAY : Une magnifique "sensation ciné". Du grain mais une rugosité dans l'image qui épouse à la perfection les intentions du directeur photo.

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02/04/2015
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