FRANCISCOLAND

FRANCISCOLAND

LA MULE "it's just time is all"

FEEL-GOOD MOVIE / DRAME / POLAR

CLINT EASTWOOD

 

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Un film d'Eastwood qui sortait au cinoche (en France) le jour de mon anniversaire, je me disais déjà que c'était un bon signe.

Le fait est que La Mule est pour moi comme un cadeau.

Je trouve là-dedans tout ce que j'aime.

Une écriture sans fioritures. C'est limpide, drôle et profondément touchant.

Une réalisation aussi sobre qu'impériale. Clint a toujours su où placer une caméra sans avoir à jouer l'épate.

Une photographie ultra-chiadée : signée du Québécois Yves Bélanger (Wild, Demolition, Dallas Buyers Club) on jurerait un tournage sur peloche.

 

Et puis... au milieu de l'histoire vraie d'un noble vieillard jouant les mules pour le cartel mexicain trône l'icône. Une décontraction à toute épreuve, semblant s'amuser du grand âge. Qu'il est bon de voir un grand monsieur qui n'a plus rien à prouver enchaîner avec élégance les doigts d'honneur à la bienséance et la bien-pensance. Parce-que même si le film véhicule la bonne vieille morale de "la famille c'est le plus important", ne nous y trompons pas, ce qui fait le spectacle est bel et bien l'aspect fondamentalement azimuté du personnage.

Son vieux bonhomme n'a rien de lisse. Personnalité délibérément solitaire, égoïste mais au coeur vaillant et grand ouvert, Earl Stone est un type injectant de la comédie dans le plus cruel des milieux. Ce qui pourrait virer à la  énième histoire d'un mec plongé dans l'univers impitoyable des trafiquants de drogue devient alors un feel-good movie délicieusement décalé.

 

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Cette figure mythique ultra-burinée, presque statuaire, hors du temps, traverse le plus violent des mondes en fredonnant de la bonne vieille Country et quelques balades jazzy (De willie Nelson à Dean Martin en passant par Hank Snow et Roger Miller) sublimant la route. Et quand je dis sublimer la route ce n'est pas une vaine expression. Parce que La Mule sous ses airs de road-movie pépère ressuscite aussi cette Amérique des grands espaces taillée pour le cinémascope. Les plans larges qui régalent la rétine s'enchaînent comme à la parade (vive le Blu-ray !).

 

Clint fait encore du vrai cinoche à l'heure où les séries ont conquis le pays.

Et ce respect du grand écran irrigue tout le film.

La Mule c'est le triomphe de la nostalgie.

Un très grand film qui avance humblement de la première à la dernière image.

Je crois que ça, c'est la définition de la classe.

Old is beautiful !

 

 


Francisco,

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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LA MULE

2018

1H55

LE BLU-RAY : Tout est au vert. PRécision, couleurs, contrastes, tout est nickel.

Director:

Clint Eastwood

Writers:

Sam Dolnick (inspired by the New York Times Magazine Article "The Sinaloa Cartel's 90-Year Old Drug Mule" by), Nick Schenk

 

 

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12/06/2019
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