FRANCISCOLAND

FRANCISCOLAND

UNBELIEVABLE mais vrai

SÉRIE

SUSANNAH GRANT, MICHAEL CHABON, AYELET WALDMAN

 

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Une bonne série s'identifie assez rapidement.

L'intrigue ne prend vie que si la qualité de jeu allume la mèche et Unbelievable prend feu immédiatement pour ne plus jamais s'éteindre au fil de huit épisodes écrits et conduits de main de maître.

 

Cette traque au serial-violeur prend au tripes.

D'abord grâce à l'interprétation stupéfiante de la jeune actrice de 22 ans Katlyn Dever qui, avec son visage d'éternelle ado, se glisse sans peine dans la peau de cette jeune gamine de foyer de treize ans, totalement paumée. Première victime? Le doute s'installe sur la véracité de son récit. Son calvaire accompagne le récit tout au long de la série. Par la qualité de son jeu et l'ambiguïté qui se dégage de ses expressions, l'actrice et son personnage traduisent à la perfection le délicat et difficile accouchement de la vérité.

 

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Deux époques se croisent.

Deux enquêtes.

Un même criminel.

Dès le second épisode entre en scène la détective Karen Duvall. L'actrice Meritt Wever, qui m'avait épaté dans l'excellente série Godless, nous offre alors une profonde bouffée de lumière et d'humanité. Elle apparait pour interroger la seconde victime. Une première séquence où sa posture, son autorité naturelle comme ses silences et son écoute lors sa collecte de renseignements dévoile d'emblée un personnage d'une richesse et d'une densité rare. On se régale alors de voir une merveilleuse actrice révèler ici toute l'étendue de son talent. On se dit que le temps des gros durs est sans doute révolue tant la voix claire et l'intelligence de cette femme développe un sens de la nuance qui annonce une enquête de haute volée. 

Et l'enquête est conduite de manière passionnante, richement documentée et soignant les détails. Inspiré d'une histoire vraie tout ceci est nourri par l'article, primé au Pulitzer, des journalistes Ken Armstrong et Christian Miller. Du style et du ventre.

Notre joie de sériephile semble alors à son comble ...

Que nenni, ce n'est pas fini !

Débarque l'épatante Toni Collette ! (Wanderlust, United States of Tara, Muriel, Little Miss Sunshine) Impériale en Grace Rasmussen, flic-vétéran à qui on ne la fait plus. Instantanément crédible, comme toute les grande actrices.

Et c'est ainsi, sur les épaules de ces trois stradivarius qu'avance Unbelievable. Une série où ce qui cloue le plus au canapé est cette prodigieuse et ô combien jouissive qualité de jeu.

(C'est une évidence, pour les fidèl(e)s du blog, mais cette série est à déguster impérativement en VO, of course. La VF est criminelle)

 

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Si vous aimez les séries profondément amoureuses de leurs personnages alors vous allez vous régaler.

Créatrice, co-scénariste, co-réalisatrice et co-productrice de cette merveille, Susannah Grant, dont j'avais déjà admiré le scénar, le personnage et les dialogues d'Erin Brockovich, a taillé ici sa plume au plus fin.

Pas une ligne qui ne sonne faux, pas une situation qui ne soit parfaitement à sa place. Cerise sur la gâteau, elle réalise, brillamment, les deux dernier épisodes. Les six autres, tout aussi sensibles et soignés, sont signés par Lisa Chodolenko ( Olive Kitteridge, The Kids are allright, High Art) et Michael Dinner (Justified, Sneaky Pete)

Photographie enveloppante, cadres au cordeau, l'atmosphère qui se dégage de ce bel ensemble enterre allègrement toute les polars "ciné" baclés qui envahissent l'univers du direct-to-vod.

Du travail de pro.

 

Vous l'avez compris, Unbelievable est un cadeau.

Le meilleur des nouveautées Netflix depuis la nouvelle saison de Mindhunter.

Alors, bonnes nuits ou dimanches pluvieux!

 

 

 

Francisco,

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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UNBELIEVABLE

2019-

8 x 50 mn env

Liens IMDB :

Creators:

Susannah Grant, Michael Chabon, Ayelet Waldman

 

 

 

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21/09/2019
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