Les Chroniques Ciné de Francisco

Les Chroniques Ciné de Francisco

ADN, le plein de vie

DRAME

MAÏWENN

 

 

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Quelle joie !

Découvrir un bon film le jour même où le cinéma revient en salles !

 

Merci Maïween pour ce bijou, ce morceau de cinoche qui ressemble tant à la vie.

ADN est une oeuvre tendre et vibrante sur le deuil, la famille et surtout l'importance du plus précieux des héritages : la mémoire. Le terreau de nos origines sur lequel nous grandissons dont nous sommes les messagers de génération en génération. 

 

Dès l'ouverture sur les derniers moments du grand-père, colonne vertébrale de la famille, Maïwenn nous rappelle combien l'attention et le respect aux aînés est essentiel.

Comment continuer lorsque la figure tutélaire s'efface. ADN est un beau portrait de femme renouant avec ses racines. Un chemin de réglements de compte et réconciliations tout en finesse et délicatesse qui évite avec une intelligence rare tous les écueils du mélodrame.

 

 

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Quelle écriture !

La plume de la réalisatrice et scénariste de Polisse et Mon Roi, secondée ici par celle de Mathieu Demy, délivre un lot de séquences mémorables qui ne cèdent jamais au pathos. On rit autant qu'on pleure et la grâce du montage de Laure Gardette accomplit ici des miracles. Je pense à la bouleversante autant qu'hilarante cérémonie funéraire ou à l'irrésistible scène du choix du cercueil où se mêlent, éclatent et résonnent toutes les émotions dans une cacophonie presque "harmonieuse". Une belle démonstration de cinéma-vérité sans frime ni pose d'auteur. Du grand art.

 

Et si tout cela passe dans un seul souffle c'est parce que ça joue !

Pas une fausse note. Encore une admirable direction d'actrices et d'acteurs qui me réconcilie avec le cinéma français trop souvent paresseux  quand il se laisse aller à ses drames à deux balles, ses niaiseries dégoulinantes de bons sentiments ou ses comédies poussives et surjouées. Ici le portrait de famille régale. À tel point que la seconde partie du film, centrée sur le parcours du personnage de Maïwenn est un poil moins emballante. Mais pas de quoi bouder son plaisir.

 

Autour des magnifiques Maïwenn et Fanny Ardant, les seconds rôles mènent aussi le bal. Moi qui ai parfois un peu de mal avec Louis Garrel je l'ai trouvé excellent. Il abandonne ici ses postures de beau ténébreux pour s'abandonner, libre et épanoui, à son personnage du pote sympa drôle et rassurant. Une présence essentielle qui profite de lignes de dialogue à l'humour délicieux. Autant de stradivarius s'accordant à merveille sur la partition d'une mise en scène toute en fluidité offrent des ailes à ce drame profond d'une légèreté particulièrement consolatrice et apaisante. J'appelle ça "la classe". ADN est la plus belle occasion pour les cinévores de faire le deuil de cette année de merde. 

Oui, vraiment, merci Maïwenn. 

Et vive le cinéma !

 

 

 

Francisco,

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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2020

1H30

Director:

 Maïwenn

 

Writers:

 Mathieu Demy (screenplay), Maïwenn (screenplay) 

 

 
 
 
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19/05/2021
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