FRANCISCOLAND

FRANCISCOLAND

A LA POURSUITE DE DEMAIN, pour un avenir radieux!

SF                                                         

BRAD BIRD

 

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Glissez la galette bleue dans votre lecteur et oubliez un peu les héros sombres et violents, les combats dantesques, les explosions et et les séismes pour retrouvez l'esprit des épopées SF des années 80, façon Retour vers le futur.

Renouez avec la fraîcheur des premiers Star Wars. Sans atteindre les hauteurs de ces prodigieux ainés, À la poursuite de demain reste un bon moment de cinéma à savourer en famille sans traumatiser personne. Après d'innombrables apocalypses, dictatures et guerres des mondes, ce frais et grand retour de l'utopie offre un grand bol d'air!

 

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Le casting fait la part belle aux enfants, mené par une ado sympa comme tout (Britt Robertson). Quant à papa Clooney, il faIt le job avec un plaisir évident. Sans prétention et avec générosité, le réalisateur et co-scénariste Brad Bird rend ici hommage à l'esprit futuriste qui animait la maison Disney dans les années 60. Époque où le manège aux fusées de Tomorrowland suffisait à faire réver les cosmonautes en culottes courtes.

En cela la première demi-heure du film, totalement emballante, libère une saine et profonde bouffée de nostalgie. Je n'avais pas vécu cela depuis Super 8 une merveille signée J.J Abrams.

Dans les pas du personnage Frank Walker, bambin ayant bricolé avec génie son premier réacteur dorsal, vous découvrez une ville du futur comme les graphistes les dessinaient à l'époque. Formes élançées, aériennes, sous un ciel d'azur. 

Welcome dans un avenir... radieux!

 

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Quelques décennies plus tard, la jeune Casey Newton découvre, grâce à un pin's dont le simple contact ouvre un accès à cette ville, cet univers parallèle "idéal" où se sont réfugié les plus grands esprits et artistes désireux de bâtir un avenir idéal. Au bout d'une trentaine de minutes, dans les pas de la jeune Casey les jeunes ou vieux enfants que nous sommes visitent Tomorrowland dans un admirable plan-séquence de trois minutes. Une virtuosité qui emporte le regard dans une valse électrisante. Mais ce n'est qu'un accès limité. En cherchant par tous les moyens a y retourner, l'optimisme irréductible de cette Alice projetée au pays des merveilles va se heurter à l'amertume du personnage de Frank Walker, exilé de Tomorrowland, et devenu un chercheur désabusé. Ermite contemplant les guerres, misères, famines et catastrophes de notre monde sur écrans vidéos.

 Avec l'intrusion de Casey c'est le grand retour de l'aventure dans la vie d'un George Clooney qui devra croire de nouveau que l'apocalypse n'est pas pour tout de suite et qu'un autre avenir est possible.

Voilà une belle leçon d'optimisme, habité par l'esprit des grands visionnaires d'antan, de jules Vernes à Edison.

 

Le réalisateur des Indestructibles également scénariste de Ratatouille (le plus riche et virtuose bolide des Studios Pixar avec Wall-E) a toujours soufflé à ses spectateurs de croire en leurs rêves envers était le seul espoir de sauver notre humanité et de préserver l'avenir.

Dommage qu'ici l'élan retombe un peu dans la seconde partie, le scénario patinant un peu sur une phase road-movie et quelques dialogues lourdement explicatifs, avant de s'échouer lors d'un duel final particulièrement laborieux ou surnage un Hugh Laurie engoncé dans un costume ridicule. Mais je pardonne. Car il est rare d'assister a tant de candeur dans le propos. Abandonnez tout cynisme en entrant dans Tomorrowland.

 

J'ai un profond respect pour les doux rêveurs.

Espèce aujourd'hui en voie d'extinction.

 

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L'atterrissage est peut-être maladroit mais le décollage est grandiose et l'ambition magnifique.

On note, au début du film un sympathique clin d'oeil au Géant de Fer avec l'apparition d'un robot bienveillant. Comme une note d'intention de son réalisateur. Le souhait de retrouver la fraicheur de son premier film.

Ainsi À la Poursuite de Demain est beau dans l'effort. Le vol mérite largement le ticket (la séquence à Cap Canaveral ou l'on découvre Casey et celle de la Tour Eiffel sont également magiques)

 

Flop monumental à sa sortie en salles, À la Poursuite de Demain, reste pourtant "largement au dessus du tout-venant". La forme, Spielbergienne, est superbe. Tourné en 4K, photographié par le magicien Claudio Miranda ( Benjamin Button, Tron-l'héritage, Oblivion) le film se suit le sourire aux lèvres. Pour citer de nouveau Retour vers le futur je dirais qu'il s'agit là d'une sympathique et louable tentative de ressusciter une philosophie dont on a grandement besoin aujourd'hui. Celle de Marty McFly:

 

"If you put your mind to it, you can accomplish anything"

 

 

 

 Francisco, 

 

 

 

 

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Lendemains qui chantent  


 


 

 

 

 

 

 

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Le monde de Brad Bird             Joel Walden


 


 

 

 

 

 

 

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À LA POURSUITE DE DEMAIN

2015

2H05

 

LE BLU-RAY: C'est net, précis, coloré, chaleureux, mais pas seulement. Le niveau de détail est à s'user la rétine. Tourné avec le dernier cri des caméras Sony cineAlta : Source et master 4K, le résultat donne une petite idée de notre futur en UHD. Pour toi, ami cinéphile, amoureux du Blu format et de la SF solaire, le visionnage s'impose.

 

Director:

Writers:

(screenplay), (screenplay), 3 more credits »

 

 

 

 

 

 

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21/11/2015
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