FRANCISCOLAND (chroniques ciné & autres balades)

FRANCISCOLAND   (chroniques ciné & autres balades)

13 HOURS ça passe super vite

GUERRE

MICHAEL BAY

 

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"Putain, qu'est-ce que c'est bon!"

Expression habile, sèche et directe exprimant à la perfection le sentiment éprouvé au sortir d'un film de gars souscrivant pleinement à toutes les obligations du genre. Une rude et solide tranche d'action saignante, intense et emballée avec un savoir-faire de vétéran. Un néo-western labelisé "histoire vraie"qui vient souffler délicieusement, et deux heures vingt durant, sur les roubignoles du héros qui sommeille en chacun de nous.

Un régal.

Yep, ce n'est ni subtil, ni profond et encore moins littéraire mais l'histoire vraie de cette poignée de soldats secrets ayant protégé tout le petit personnel de la CIA dans un fort Alamo isolé en plein chaos Benghazien de l'après Kadhafi, cette histoire là n'a rien d'un parcours initiatique. C'est de la survie brute, guerrière et super-héroïque.

Ce qu'il s'est passé n'est ni subtil, ni profond et encore moins littéraire.

 

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Et ça va faire mal.

Ces treize heures passées en deux heures vingt vous traversent le crâne avec un savoir-faire étourdissant. Ici, Michael Bay a fait royalement le job. Quand on a su gérer des bastons de Tranformers et mettre en scène l'attaque de Pearl Harbour on a forcément quelque prédisposition pour exposer de flatteuse manière des scènes de guérilla urbaine comme pour de vrai. Et, mazette, il faut reconnaitre que le résultat colle bien son geek au fauteuil.

C'est violent, viscéral, hautement spectaculaire et tout en vrai cascades, explosions et destructions massives. On ne fait pas ici dans le fond d'écran en CGI. La photo déchire grave, couleurs, textures et matières explosent aussi et la joyeuse bande de guerriers barbus et carrés à souhait est formidablement attachante et soigneusement glorifiée par des contrastes puissants et un niveau de détail que le Blu-ray transcende en ronronnant.

 

Ça défouraille avec une classe folle et l'échappée nocturne avec gunfight, assaut et course poursuite en pleine ville constitue un hallucinant morceau de bravoure cinématographique qui restera dans les annales du genre. Dans le domaine du film de guerre urbain on voisine ici avec La chute du Faucon Noir.

Et tout cela se lit avec confort. Sans découpage hystérique ni montage épileptique. Michael Bay n'a pas signé Phantom Thread mais quand il s'agit de mettre en scène un petit footing derrière les lignes ennemies c'est un général d'armée. Sa connaissance de modes opératoires force le respect et le gaillard est toujours entouré de consultants techniques aux cv impressionnants, lesquels se sont d'ailleurs chargé d'entrainer toute la jolie galerie d'acteurs. Et ça se voit. Pas un seul n'est pris en défaut de crédibilité. La chorégraphie de l'ensemble est admirable. L'efficacité du spectacle vire régulièrement à l'orgasme. Le coeur de l'action bat très fort. Allez, puisqu'on est juste entre nous, on peut appeler ça un triomphe.

 

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Alors vous aurez quand même droit, vers la fin, à vos petits ralentis-émotions mais dans l'ensemble, ni la musique ni les effets n'entravent ici le plaisir coupable du bon vieux film de cow-boys. Ouais, 13 Hours, c'est vraiment le film de gars par excellence. Ce truc que l'on regarde souvent sans sa femme histoire de ne décevoir personne et dont on parle peu au boulot le lendemain mais qui fait du bien partout.

 

Après notre contribution docile au pacifisme de facade de nos labeurs quotidiens il est souvent plaisant d'abandonner toute prétention et de se glisser dans le chaud courant d'un film d'action qui n'essaye pas d'être autre chose qu'un film d'action. Oui, il est plaisant également de se branler royalement du background des méchants ou d'une quelconque mise en perspective historique, sociale ou politique. Nous sommes bien ici dans un contexte sans sous-texte où il s'agit d'abord de flinguer du méchant et d'honorer la bravoure et le sacrifice de vrais super-héros. Hé ouais, la vie est cruelle et nous aurons toujours besoin de cow-boys.

 

Hommage réussi

Immersion garantie.

Mission accomplie !!!

 

 

 

Francisco,

 

 

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L'avis des membres


 

L'anominus :             "Putain, qu'est-ce que c'est bon ! :) "

 

 

 

 

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13 HOURS

2016

2H20

 

LE BLU-RAY    Visuellement aussi, ça défouraille sévère. Un festival de matières HD multi-sources somptueusement éclairées. Niveau de détail à la fête, couleurs au taquet :  Let's Rock !!!

Director:

Writers:

(screenplay), (book)

 

 

 

 

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21/02/2018
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